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Un nouvel éclairage public consommera cinq fois moins que l'actuel
Suite à une étude lancée bien avant la crise énergétique, la Ville va procéder à la modernisation de son système d’éclairage public, avec des économies attendues de l’ordre de 80 %.
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Le saviez-vous ? On compte à Charleville-Mézières 9 580 « points lumineux. » Comprenez au total 9 580 candélabres, luminaires ou autres réverbères qui ont tous fait l’objet d’une revue de détail dont les prémices remontent à 2018, donc bien avant la crise énergétique et sa conséquence première, la multiplication par quatre des tarifs du gaz et de l’électricité. L’objet de cet audit était double : se faire une idée précise de l’état du système actuel et envisager différents scénarios de modernisation. Le but étant déjà, à l’époque, de réaliser des économies substantielles en se dotant de « points lumineux » moins gourmands. « Parc vétuste, matériel énergivore », les résultats de cette étude ont confirmé les craintes concernant notre actuel système d’éclairage. Somme toute logique lorsqu’on sait que certains de nos réverbères accusent au bas mot une bonne trentaine d’années… Autre défaut majeur, seuls 11 % d’entre eux sont équipés en Led. Pour rappel, une ampoule Led, même si elle est plus chère à l’achat, se montre au final beaucoup plus économique : son rendement lumineux est huit fois supérieur à celui des ampoules habituellement utilisées pour l’éclairage urbain et sa durée de vie est trois fois plus longue.
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Un investissement rapidement rentabilisé
C’est donc à une refonte complète de son éclairage que la Ville s’apprête à procéder, après être passée par la longue mais incontournable procédure que se doit de respecter toute collectivité lorsqu’elle lance un marché public. Ledit marché a été confié à la société Citeos, qui pourra s’appuyer sur deux relais locaux, la SCEE (Rethel) et Spie (Lumes). Concrètement, les travaux doivent débuter au deuxième semestre de cette année et se poursuivre sur 4 ans, pour un coût total de 11,5 millions HT. Un investissement conséquent pour la Ville, dont la bonne santé financière s’est détériorée avec la succession de crises que nous connaissons. Mais un investissement qui doit être rapidement rentabilisé quand on sait qu’une fois le chantier achevé, l’économie réalisée sera de l’ordre de 80 % ! Sur le terrain, la tâche sera multiple. Il s’agira en effet de remplacer le matériel vieillissant avec des luminaires 100 % Led, mais aussi de remplacer 36 km de câbles (dont 10 en souterrain) et, pour faire bonne mesure, de procéder de même avec les armoires électriques, au nombre de 191 : seules 40 % d’entre elles sont jugées en bon état. Sachant que pour finir, ce chantier colossal concerne également les feux rouges installés sur les 71 carrefours urbains nécessitant leur présence, ainsi que les 45 « bornes foraines » escamotables réparties sur la Ville et utilisées notamment lors des marchés, que ce soit place Ducale, place de l’Hôtel de ville, au marché couvert ou à Mohon.
Pas de petites économies
En complément de la modernisation du système d’éclairage public, d’autres chantiers ont été ou vont être prochainement menés, toujours à des fins de sobriété énergétique mais concernant cette fois les bâtiments municipaux. Avec là aussi un changement systématique d’éclairage pour passer au Led. Cela a déjà été le cas l’an dernier pour 19 de nos 29 écoles et une dizaine de salles ou gymnases. L’opération va se poursuivre cette année avec les écoles et gymnases restants, les crèches, le marché couvert, le théâtre… Parallèlement, l’isolation des combles de l’hôtel de ville (photos ci-après) sera rénovée, tout comme celle du plancher de la salle Bayard. Ces différentes opérations d’isolation doivent permettre de diminuer la facture énergétique de la ville d’au moins 350 000 €. À noter également qu’un effort a été demandé à tous les agents communaux, efforts qui se traduisent par le respect de règles simples mais efficaces : éteindre les lumières quand on sort d’une pièce, éviter de ramener au bureau une lampe à halogène, supprimer les chauffages individuels électriques, mutualiser les appareils (imprimantes ou réfrigérateurs, de nombreux agents déjeunant sur leur lieu de travail).
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